L’Atelier des Lumières

Après les toiles de Gustav Klimt, c’est au tour des œuvres de Vincent Van Gogh (1853-1890) d’envahir les murs et le sol de l’atelier. Les deux artistes se prêtent bien à l’exercice et c’est au tour de Van Gogh, les couleurs vives et chaudes de sa palette créant des paysages animés de toute beauté ! L’expérience dure 30 minutes et retrace la carrière très courte mais très productive de l’artiste.

L’Atelier des Lumières pendant la projection

Traits de pinceaux, taches colorées, transition par le trait et la couleur, les toiles défilent et glissent sur les murs tandis qu’au sol, les motifs fleurissent. Si les musiques sont parfois décalées par rapport aux œuvres présentées, l’ensemble propose un bel aperçu du travail de Van Gogh : portraits, bouquets de fleurs, paysages et évidemment, la fameuse Nuit étoilée !

Car oui, le clou du spectacle, c’est de pouvoir contempler les chefs-d’œuvre du peintre tournoyer, de voir les étoiles briller, le blé onduler sous le vent, les pétales de fleurs tomber. Les bleus et les jaunes s’illuminent pour un hommage vibrant à l’un des plus grands artistes du XIXe siècle ! Et son travail s’inspire non seulement des maîtres français, mais se nourrit aussi des influences étrangères, et plus particulièrement asiatiques !

Après ce voyage pictural haut en couleurs, une projection d’environ 15 minutes offre une plongée dans l’univers japonais ! Car oui, c’est au XIXe siècle que l’art nippon va finalement atteindre l’Europe et bouleverser la vision des artistes occidentaux tels que Van Gogh.

Et là, ouvrez grand les yeux, car le spectacle est encore plus impressionnant ! Éventails géants et avalanche de motifs japonisants, pluie de fleurs de cerisiers et soudain, elle surgit et inonde la salle : la Grande vague de Kanagawa !!!

La célèbre estampe de Katsushika Hokusai (1760-1849) est bien là, accompagnée de la musique de Claude Debussy, avant de laisser place aux poissons et autres octopodes aquatiques tirés des estampes d’Ito Jakuchu (mais si, on en a déjà parlé dans un autre article ).

Vient ensuite l’immanquable passage chez les samouraïs et les geishas, sur fond de tambours japonais. Ici, les motifs guerriers et délicats des plus grands artistes nippons s’entremêlent. Les dessins d’Utagawa Kuniyoshi et de Kitagawa Utamaro sont habilement découpés et mêlés afin de créer des scènes qui évoluent derrière des paravents, où sabres et kimonos alternent en rythme !

En un mot : UTSUKUSHI ! Les estampes que l’on ne voit guère dans les musées et toujours de petite taille prennent vie en grand format pour le plaisir des yeux ! Et le tout se termine sur une envolée de lampions dans le ciel nocturne. Un duo réussi donc, auquel s’ajoute une expérience contemporaine dans le studio bar : Verse, un voyage spatial réalisé par Thomas Vanz.

Raiponce valide le final de cette projection !

Vous l’aurez compris, l’expérience vaut le détour ! Mais parce que l’on est pointilleux, quelques remarques ! Si le lieu est très bien pensé, il ne faut pas hésiter à se promener dans l’espace et ce malgré les gens étalés un peu partout. En effet, les images changent d’un endroit à l’autre et vous n’aurez jamais le même ressenti selon votre position ! De plus, oubliez vos téléphones, ne serait-ce que pour épargner aux autres les flashs imprévus, le spectacle s’apprécie avec les yeux et les oreilles. Et pour revenir à la musique, elle est parfois juste et parfois dissonante, mais elle donne un rythme agréable à l’ensemble. Autre détail appréciable : le cylindre central projette en continu les œuvres présentées ainsi que les noms des artistes. Enfin, pour préparer votre visite, il vous faudra réserver à l’avance et choisir un horaire bien précis, en sachant que les nocturnes sont (comme d’habitude) moins bondées. Car oui,  La nuit étoilée est bien plus belle sans un troupeau bruyant planté devant !

Van Gogh, La nuit étoilée : une création Gianfranco Iannuzzi – Renato Gatto – Massimiliano Siccardi – avec la collaboration musicale de Luca Longobardi. Japon rêvé, images du monde flottant : une création Danny Rose – L. Frigola, C. Péri, S. Carrubba, P. Ciucci.

A l’Atelier des Lumières, du 22 février au 31 décembre 2019

Texte et illustrations : Sarah Mascher

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